
On lui a enfin donné son passeport pour la France.
Le dernier Amazon Kindle, qui avait été annoncé la semaine dernière par Jeff Bezos (fondateur et PDG d’Amazon), arrive enfin en France. Cette dernière version de la célèbre liseuse sans-fil – la version 4 – permet désormais d’afficher son OS dans la langue de Molière, et depuis son annonce le 28 septembre dernier, il n’était plus qu’une question de temps avant qu’elle n’atterrisse chez nous. Non seulement le Kindle est enfin disponible officiellement en France, mais la librairie numérique d’Amazon offre désormais pas moins de 35.000 titres en français dont 4.000 classiques totalement gratuits. Je rappelle que le store comprend quelques 825.000 eBooks dont des milliers de titres en anglais.
Certes, il était possible par le passé de commander un Kindle sur le site d’Amazon US et de se faire livrer en France assez rapidement. Mais annoncer que le produit est désormais disponible en France veut surtout dire qu’il est stocké en Europe et qu’on peut le commander sur le site d’Amazon.fr. Une question technique certes, mais qui aura son impact sur la démocratisation du Kindle; il a maintenant une présence dite officielle sur le territoire français. Cette décision du géant Amazon a donné naissance en outre à la traduction française de l’OS du produit (qui comprend de même un dictionnaire en français) et surtout à une offre de livres numériques dans notre langue, avec une base qui compte quelques 35.000 titres et qui ne manquera pas de s’enrichir dans les mois à venir.
Ce Kindle 4 est la version la moins chère des différents Kindle présentés la semaine dernière (Kindle 4, Kindle Touch Wi-Fi, Kindle Touch Wi-Fi+3G, Kindle Fire). Il s’agit du modèle de base, évolution de l’ancien Kindle. Il n’a désormais plus de clavier, il est plus fin et plus léger. Et surtout, il n’existe qu’en version Wi-Fi. Personnellement, je trouve que pour un lecteur de livres numériques, on n’a pas besoin de plus que ce qui est annoncé. Pour les fonctions multimédias, il faut plutôt se tourner vers une tablette numérique de type iPad; la tablette d’Apple, même si elle s’appuie sur le iBooks Store, ne permet pas à mon avis de lire dans des conditions optimales. Le magnifique écran brillant d’un iPad (qui devient vite un-piège-à-traces-de-doigts) n’est pas équivalent à l’écran e-Ink du Kindle pour ce qui est de la lecture.

Côté caractéristiques, ce Kindle 4 perd son clavier comme je l’ai déjà dit, et il est dépourvu du multitouch (qu’Amazon réserve au Kindle Touch, annoncé mais pas encore disponible), ne composant qu’avec les quelques boutons en bas de l’écran et sur les côtés de la liseuse. L’appareil est donc plus compact, avec un écran qui a toujours la même taille que le Kindle 3, à savoir une diagonale de 6 pouces. La capacité de stockage passe de 4 à 2 Go mais permet tout de même d’emporter 1.400 livres, ce qui me parait énorme. Voilà pour ce qui est de l’essentiel (pour les détails plus techniques, allez voir sur le site d’Amazon ici). Cette 4ème version de la liseuse d’Amazon est disponible à 99 euros en France (109 $ HT aux USA), un prix alléchant comparé aux 179 euros d’un Fnacbook qui n’est pas aussi ergonomique et performant qu’un Kindle et dont la réalisation était assez mauvaise.
Je suis assez intéressé par l’achat de ce Kindle et c’est un projet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines maintenant. Étant un grand amoureux des livres, ardent défenseur de la non-dématérialisation (j’aime beaucoup acheter des CD, DVD… même si au final j’écoute ma musique depuis iTunes sur mon Mac ou avec mon iPod, et que je regarde les films au format numérique), je me demande si je vais vraiment pouvoir me séparer du touché qu’offre un vrai livre en mains lors de la lecture. En tout cas, d’après ce qui est dit sur le site d’Amazon, le Kindle peut-être retourné gratuitement sous 30 jours s’il ne nous satisfait pas entièrement. Alors je vais peut-être tenté l’expérience et je vous donnerai mon retour dès que possible.
(images trouvées sur le site d’Amazon.fr)
{lang: 'fr'}